Immobilier : les prix repartent à la baisse, est-ce le moment d’acheter ?

Après le rebond observé en 2025, les prix des logements ont de nouveau reculé au deuxième trimestre 2026. Une évolution qui redonne du pouvoir de négociation aux acquéreurs, mais qui intervient dans un contexte de légère remontée des taux de crédit.

Les prix des logements reculent de 1 % au deuxième trimestre 2026

Selon l’Insee, les prix des logements neufs et anciens en France métropolitaine ont diminué de 1,0 % au deuxième trimestre 2026, après un recul de 0,2 % au premier trimestre. Sur un an, la baisse atteint 0,8 %. Le mouvement concerne principalement l’ancien, tandis que les prix du neuf sont restés quasiment stables sur le trimestre.

Cette évolution marque une rupture avec 2025, année durant laquelle les prix avaient progressé chaque trimestre. Elle ne signifie toutefois pas que toutes les villes et tous les types de biens suivent la même trajectoire : le marché reste très segmenté selon les territoires, la qualité des logements, leur performance énergétique et le niveau de demande locale.

Des transactions qui résistent

Le recul des prix ne s’accompagne pas nécessairement d’un arrêt des transactions. En Île-de-France, les Notaires du Grand Paris ont comptabilisé 36 810 ventes de logements anciens entre mai et juillet 2026, soit 5 % de plus qu’un an auparavant. Les ventes d’appartements progressent de 6 % et celles de maisons de 3 %.

Pour un acquéreur, ce retour progressif de l’activité peut être un signal intéressant : davantage de vendeurs reviennent sur le marché, mais les prix n’ont pas retrouvé une dynamique haussière généralisée. Cela peut créer des opportunités de négociation, notamment pour les biens présents depuis plusieurs semaines ou nécessitant des travaux.

Le crédit reste le point de vigilance

Le coût du financement demeure déterminant. La Banque de France indique que le taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat hors renégociations s’est établi à 3,30 % en juillet 2026, contre 3,27 % en juin. Dans le même temps, la production mensuelle de crédits hors renégociations est revenue à 11 milliards d’euros, après 13,2 milliards en juin.

Une baisse du prix d’achat peut donc être partiellement neutralisée par un coût du crédit plus élevé. Avant de faire une offre, il est utile de raisonner en mensualité globale, en coût total du financement et en reste à vivre, plutôt qu’en prix du bien uniquement.

Alors, faut-il acheter maintenant ?

Il n’existe pas de réponse unique. Pour un ménage disposant d’un financement sécurisé et d’un projet de détention suffisamment long, la période peut offrir davantage de marge de négociation qu’au plus fort de la hausse des prix. Les acquéreurs peuvent notamment comparer les biens, négocier les défauts objectifs et intégrer le coût des éventuels travaux dans leur offre.

En revanche, attendre uniquement une baisse supplémentaire des prix constitue un pari : l’évolution future des taux, de l’offre disponible et de la demande locale peut modifier rapidement l’équation. La bonne décision reste celle qui combine un prix cohérent, un financement soutenable et un bien adapté au projet de vie.

À RETENIR
• -1,0 % sur les prix des logements au T2 2026 en France métropolitaine.
• Taux moyen des nouveaux crédits habitat hors renégociations : 3,30 % en juillet 2026.
• En Île-de-France, les ventes de logements anciens progressent de 5 % sur un an entre mai et juillet 2026.
Sources

• INSEE – Indice des prix des logements neufs et anciens, 2e trimestre 2026, publié le 18 septembre 2026.

• Banque de France – Crédits aux particuliers, juillet 2026, publié le 7 septembre 2026.

• Notaires du Grand Paris – Conjoncture immobilière en Île-de-France de mai à juillet 2026, publié le 1er octobre 2026.

Document éditorial prêt à publication – 6 octobre 2026.

©LÉO – L’Éditorial Expert & Observateur : rédacteur – Copywriter

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