Le calcul du diagnostic de performance énergétique sera modifié le 1er janvier 2027. Pour certains propriétaires, le classement pourrait s’améliorer sans intervention dans le logement. Mais un meilleur résultat sur le papier ne signifie pas que la facture baisse.
Ce qui change exactement
À compter du 1er janvier 2027, le facteur de conversion de l’électricité utilisé pour calculer l’énergie primaire dans le diagnostic de performance énergétique passera de 1,9 à 1,7. Cette évolution, présentée par Service Public le 1er septembre 2026, concerne un paramètre de calcul réglementaire. Elle ne modifie ni l’isolation d’un mur, ni l’efficacité d’un radiateur, ni les habitudes de consommation. Son effet sera plus visible dans les logements où l’électricité représente une part importante des usages : chauffage, eau chaude ou climatisation. Les logements utilisant d’autres énergies peuvent être moins concernés.
Une meilleure étiquette n’est pas garantie
L’administration précise que certains biens pourront gagner une classe et, plus rarement, deux classes, notamment parmi les petits logements. Mais il serait trompeur d’annoncer que tous les appartements chauffés à l’électricité seront reclassés. Le résultat dépend des caractéristiques du bâtiment et des données déjà enregistrées dans le diagnostic. Aucun logement ne devrait voir son étiquette dégradée du seul fait de cette modification. Pour savoir si un bien est concerné, il faudra examiner son diagnostic et utiliser les outils officiels, plutôt que se fier à une estimation générale.
Un enjeu concret pour les bailleurs
Le DPE intervient dans les règles de décence énergétique applicables aux locations de résidences principales en France métropolitaine. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G ne peuvent plus être nouvellement proposés à la location dans les conditions visées par la réglementation. Les échéances prévues concernent ensuite les logements F en 2028 et E en 2034. Un changement de classe peut donc peser sur les projets d’un bailleur. Il faut toutefois apprécier la situation du logement et du contrat : une annonce générale ne suffit pas à conclure à la conformité juridique d’un bien.
Que faire avec un DPE existant ?
Les diagnostics déjà établis conservent en principe leur durée de validité de dix ans, sous réserve des règles particulières applicables à certains anciens documents. Lorsque le nouveau calcul améliore la classe, Service Public indique qu’une mise à jour gratuite pourra être obtenue sur l’Observatoire DPE-Audit de l’Ademe, sans nouvelle visite du diagnostiqueur. Le propriétaire aura intérêt à conserver l’ancien document, l’attestation actualisée et les éléments techniques qui ont servi au calcul. Avant une vente ou une mise en location, il faudra utiliser les pièces correspondant aux exigences en vigueur à la date de l’opération.
Pourquoi les travaux restent importants
Une meilleure étiquette issue d’une modification de coefficient n’améliore pas physiquement le confort d’été, la ventilation ou l’étanchéité à l’air. Elle ne réduit pas automatiquement les kilowattheures facturés. Pour un logement froid ou coûteux à chauffer, un diagnostic des déperditions et un programme de travaux cohérent restent nécessaires. Isolation, régulation, ventilation et dimensionnement des équipements doivent être envisagés ensemble. Le propriétaire doit donc éviter deux confusions : croire que le nouveau DPE rend tous les travaux inutiles, ou engager des dépenses précipitées sans vérifier l’effet du changement de calcul.
Un calendrier à respecter
Au 21 octobre 2026, la nouvelle formule n’est pas encore applicable. Les diagnostics réalisés aujourd’hui suivent les règles actuellement en vigueur. Pour un projet de vente, il faut anticiper les délais de commercialisation et vérifier quelle version du document sera nécessaire au moment de signer. Pour une location, mieux vaut faire confirmer les conséquences concrètes par un professionnel compétent. L’enjeu n’est pas de contourner les objectifs de rénovation, mais de comprendre correctement un changement réglementaire qui peut modifier l’information donnée aux acquéreurs et aux locataires.
À retenir
Le coefficient de l’électricité passera de 1,9 à 1,7 le 1er janvier 2027. Une amélioration d’étiquette sera possible, mais pas automatique. Les DPE existants pourront, dans les cas prévus, être mis à jour gratuitement via l’Ademe. Le changement de classement ne réduit pas à lui seul la consommation réelle du logement.
Sources vérifiées
https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18446
©LÉO – L’Éditorial Expert & Observateur : rédacteur – Copywriter
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