Au troisième trimestre 2026, l’observatoire Bien’ici signale une hausse de l’offre de biens à vendre et une nette baisse des prises de contact. Une situation à décrypter sans confondre audience d’un portail et transactions nationales.
Ce que mesure réellement le baromètre
Selon l’observatoire Bien’ici consacré au troisième trimestre 2026, les annonces de biens à vendre diffusées sur la plateforme progressent de 4 % sur un an, tandis que les contacts émis depuis ces annonces reculent de 22 %. Il s’agit d’indicateurs internes au portail, et non d’une mesure exhaustive des ventes réalisées chez les notaires. La nuance est essentielle : une même personne peut consulter plusieurs annonces, contacter plusieurs professionnels ou, au contraire, acheter sans passer par ce canal.
Plus d’annonces ne signifie pas partout plus de choix
Une augmentation nationale de l’offre peut masquer de grandes différences entre quartiers, communes et types de biens. Un appartement familial proche des transports peut rester recherché alors qu’une maison nécessitant de gros travaux mettra plus longtemps à convaincre. Les acquéreurs ont donc intérêt à comparer des biens réellement similaires, en tenant compte de la surface, de l’état, des charges et de la performance énergétique. Le seul nombre d’annonces disponibles ne suffit pas à établir un rapport de force.
Des prix affichés qui évoluent peu
Le baromètre fait état d’une hausse annuelle de 0,7 % des prix affichés des appartements et d’une baisse de 1 % pour les maisons. Ces chiffres concernent des prix de présentation, pas nécessairement les prix finalement signés. Un vendeur peut afficher un montant élevé avant de consentir une remise ; inversement, un bien rare peut partir rapidement. Pour apprécier un marché local, les références de transactions réelles et les caractéristiques du logement restent indispensables.
La durée de diffusion, un signal à interpréter
Les annonces restent publiées 82 jours en moyenne, selon les chiffres diffusés, avec 91 jours pour les maisons et 71 jours pour les appartements. Ce délai ne correspond pas nécessairement à la durée complète d’une vente, qui comprend ensuite le financement et les formalités notariales. Il peut néanmoins alerter un vendeur sur un positionnement trop ambitieux ou sur une présentation insuffisante. Un bien longtemps exposé peut aussi souffrir de défauts techniques que les acheteurs repèrent rapidement.
Pour les acheteurs : négocier sur des éléments précis
Avant de faire une offre, il est utile de consulter les ventes comparables, d’étudier le diagnostic de performance énergétique, de chiffrer les travaux et de vérifier la copropriété. Une négociation solide repose sur des faits : toiture à reprendre, chauffage ancien, charges importantes ou prix supérieur aux références locales. La baisse globale des contacts n’autorise pas à supposer que tous les vendeurs accepteront une remise. Elle invite surtout à prendre le temps d’évaluer.
Pour les vendeurs : rendre le dossier lisible
Un prix cohérent dès la publication, des photographies soignées et des diagnostics accessibles permettent d’éviter les visites inutiles. Les propriétaires doivent également préparer les informations sur les travaux, la taxe foncière et, en copropriété, les charges et procès-verbaux d’assemblée générale. La transparence réduit les surprises au moment de l’offre. Si les visites sont rares, il est préférable d’examiner objectivement les retours plutôt que de multiplier les changements de prix sans stratégie.
Le financement reste le véritable arbitre
Même lorsque l’offre s’élargit, la capacité d’emprunt demeure décisive. Le taux du crédit, l’assurance, l’apport personnel et les dépenses liées au logement déterminent le budget réel. Un acheteur doit obtenir une estimation bancaire avant de s’engager et conserver une marge pour les frais annexes. Le marché peut offrir davantage d’occasions de négocier sans devenir automatiquement plus accessible à tous les ménages.
Un point de vigilance supplémentaire
L’observation doit aussi intégrer la saisonnalité. Le troisième trimestre comprend l’été, période où les comportements de recherche peuvent évoluer. La comparaison sur un an limite certains biais, sans effacer les changements de composition des annonces et de profil des utilisateurs. Il convient enfin de différencier les marchés de l’ancien et du neuf : leurs contraintes de prix, de financement et de délais ne sont pas identiques. Un indicateur agrégé ne remplace jamais une analyse territoriale.
Sources et vérifications
https://corporate.bienici.com/actualites/espace-presse
https://www.bienici.com/article/achat-immobilier-les-acheteurs-ont-ils-repris-la-main-en-2026
©LÉO – L’Éditorial Expert & Observateur : rédacteur – Copywriter
Crédit photo : visuel généré par IA – pour ACHETER-LOUER.FR
©2026 acheter-louer.fr, Toute reproduction même partielle est strictement interdite