À partir du 1er janvier 2027, le coefficient de conversion de l’électricité dans le DPE passera de 1,9 à 1,7. Les professionnels doivent préparer leurs outils et leurs portefeuilles, sans annoncer prématurément une nouvelle étiquette.
Ce qui change réellement
L’arrêté du 19 août 2026 prévoit l’abaissement du coefficient de conversion de l’énergie finale en énergie primaire pour l’électricité, de 1,9 à 1,7, à compter du 1er janvier 2027. Cette modification concerne les DPE et audits énergétiques.
La réforme pourra améliorer la classe énergétique de certains logements, particulièrement ceux dont les consommations électriques sont importantes. Elle n’entraînera toutefois pas systématiquement un changement de classe et ne signifie pas que les travaux de rénovation deviennent inutiles.
Identifier les biens concernés
Les agences peuvent commencer par recenser les biens chauffés à l’électricité ou par pompe à chaleur, en distinguant les mandats de vente, les locations et les lots de gestion. Il faut ensuite relever la date, la classe et le numéro de chaque DPE disponible.
Cette première sélection ne constitue pas une simulation officielle. Seule l’attestation délivrée par le dispositif prévu par l’Ademe permettra de justifier, le cas échéant, une étiquette actualisée.
Préparer la mise à jour documentaire
Les DPE établis avant le 1er janvier 2027 restent valables selon les règles applicables. Lorsqu’une amélioration est possible, une attestation gratuite pourra être obtenue à partir de cette date sur l’Observatoire DPE-Audit de l’Ademe, sans nouvelle visite du diagnostiqueur.
Les équipes doivent prévoir la conservation de l’ancien diagnostic, de l’attestation actualisée et de la traçabilité des informations utilisées dans les annonces et dossiers de location.
Former les équipes et informer les propriétaires
Il est conseillé de préparer une note interne distinguant l’entrée en vigueur du texte, les logements potentiellement concernés et la procédure de mise à jour. Les commerciaux ne doivent pas annoncer une classe future sans justificatif.
Pour la location en métropole, l’interdiction concernant les logements G s’applique déjà depuis 2025 ; celle visant les logements F est prévue en 2028 et les E en 2034. Une éventuelle nouvelle étiquette peut donc avoir des conséquences opérationnelles, mais elle doit être établie officiellement.
Une check-list pour les cabinets
Recenser les DPE du portefeuille ; repérer les logements à chauffage électrique ; informer les mandants ; contrôler les mises à jour des logiciels ; prévoir la récupération des attestations à partir de janvier ; mettre à jour les annonces uniquement sur justificatif ; archiver les pièces.
À retenir
- Coefficient électricité : 1,9 à 1,7 le 1er janvier 2027.
- Les DPE existants ne deviennent pas automatiquement caducs.
- Attestation de nouvelle étiquette gratuite via l’Ademe lorsque le recalcul le permet.
Sources primaires vérifiées
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000054747079/
https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18446
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